Alain Glon : « L’agro-business breton n’a pas de futur avec la France »


[ABP] « L’agro-business breton n’a pas de futur avec la France », telle est l’affirmation d’Alain Glon, PDG du Groupe Glon, à l’Institut de Locarn. Le gérant de l’entreprise leader du regroupement agroalimentaire breton avec un réseau de plus de 50 PME membres, ne croit pas en les capacités françaises d’assumer un Avenir à l’économie Bretonne et propose même de « larguer les amarres, de prendre des distances ».

Autodétermination. Indépendance de la Bretagne ? Autonomie ?

Quoi qu’il en soit, les bretons souhaitent de plus en plus poser les bases d’une réelle découverte et retrouvailles avec les libertés bretonnes. Objectif : réédifier le Parlement Breton de façon moderne, proposer la démocratie réelle et directe, voir plus loin que de se voir seulement accorder les « droits » à gérer des lignes d’autocars (principale mission de l’archaïque, couteux et inutile Conseil Régional, créé en 1972).

Peut-on sauver l’économie bretonne ?

Pour Alain Glon et Jean-Luc Baslé, il faudrait que les PME bretonnes aient la même fiscalité que les entreprises allemandes pour pouvoir être sur un pied d’égalité. [Lire en intégral]

Source : ABP – Copyright © agencebretagnepresse.com


16 réponses à “Alain Glon : « L’agro-business breton n’a pas de futur avec la France »

  1. A du penn da benn avec Gilbert Josse : Le productivisme breton est le modèle à proscrire ! Diwallit !

  2. Bien évidemment, la réunification de la Bretagne historique sans plus attendre et sans délais, est indispensable dans le cadre d’une économie forte.

  3. Développer une agriculture raisonnée, voire bio, est la prochaine étape pour réussir la percée économique de la Bretagne.

  4. Rappel
    Une seule vérité ,Que la puissance éconmique brtetonne se structure dans la vérité bretonne.
    Comme vous le dites M Glon ,la Bretagne n »a rien a attendre de la France ni même des soumis poitiquement au centralisme ou aux divers partis.
    Locarn,B32 et quelques autres cercles de réflexiondoivent émettre une vision ,une pensée commune ,pour l’objectif possible.

  5. Enfin,le pouvoir ou la puissance économique bretonne monte au créneau).
    Rappel: objectif commun,la réunification ,en premier niveau et en deuxième jalon ,que fait-on de la Bretagne ,cela veutdire qu’il faut travailler sur cette deuxième couche,dès maintenant

  6. Pour les quelques dubatifs, voici ce que le président de la fédération allemande de l’industrie a dit à propos de la France : « Je m’inquiète du fait que la croissance en France repose toujours sur l’interventionnisme de l’Etat ».
    Vite larguons les amarres avant que la France entraine la Bretagne dans le néant… http://www.directmatin.fr/economie/2012-09-04/lindustrie-allemande-critique-la-politique-economique-de-la-france-99892

    • Il oublie, juste, de préciser qu’en Allemagne, aujourd’hui, les retraités retournent au travail, que plus de trois millions d’allemands ont deux, voire trois, micro-jobs pour vivre juste au-dessus du seuil de pauvreté. Pas de chômage en Allemagne ! Mais une précarité grandissante. Angleterre itou !
      Choix de société…

      • L’Allemagne et le Royaume Uni ont du faire des choix. Ceux-ci ne sont pas du goût des français ni des français de mentalité en Bretagne, surtout pas des gens de gauche… alors que le PS fonce dans la même voie, sous-tenu par l’UDB, Breizhistance et d’autres dont on ne comprend plus trop les choix…

        On peut se poser la question de la précarité du travail allemand et britannique dans ces conditions, effectivement et je te rejoins sur l’analyse avec un point de médian à ajouter : les 3 Millions d’allemands au travail précaire et juste au dessus du seuil de pauvreté font concurrence aux 3 Millions de français au chômage, qui au bout d’un an et demi seront largement tous sous le seuil de pauvreté en cas de non retour à l’emploi… c’est pire. Que penser aussi du système RSA, qui concerne près de 2 millions de personnes et mettant clairement ses bénéficiaires sous le seuil de pauvreté ?

        Avec les augmentations des prix de l’énergie, un foyer 2 adultes avec 2 enfants a besoin d’au moins 2100 € pour vivre en mangeant correctement, sans retard de facture ni de loyer, payer les différentes taxes en fin d’année etc. La CAF couvrant jusqu’à 1000 € en APL, PAJE ou Allocations enfants réunis, un SMIC ne permettant pas de trouver l’argent pour les besoins restants et 2 parents qui travaillent n’ont plus droit aux aides au logement, ce qui déplace seulement le problème ! Le calcul est simple mais concerne la majorité de la population active.

      • Nous sommes entièrement d’accord. Tu oublies de citer le « miraculeux » statut d’auto-entrepreneur… Miraculeux puisqu’il fait baisser le nombre de demandeurs d’emploi mais pas le nombre de « pauvres ».
        J’ai créé mon entreprise en 2003 ; en tant que cadre j’étais devenu « trop vieux, trop cher ». Comme des milliers de patrons de PME, mon activité est taxée à 39% (16% pour le CAC40). Les bons mois je sorts 1000 à 1200€ (salarié, c’était mes mensualités d’impôt !). Donc, les idées d’Alain Glon me sont proches. Mais la DSI d’une de ses sociétés est, parmi mes clients, celle qui a le plus discuté mon contrat de prestations. Ils étaient prêts à utiliser de grands cabinets internationaux plutôt qu’un petit indépendant breton… Alors, oui ! Les strates étatiques sont un frein. Mais, non ! Les grands patrons bretons ne sont pas des bisousnours. L’intégration verticale à laquelle on assiste avec Doux en est une illustration.

      • Le Mouvement breton avait une occasion de tenir Doux par les c****** et a préféré le lyncher avec les autres socialistes… tant pis. Doux va crever et se délocaliser d’ici 2 ans. On aura tout perdu, rebâtissons ce qui doit venir !

  7. Vive l’agro industrie qui stérilise la Bretagne, je propose un bon coup de lapidaire d’Avranche à Saint-Nazaire, ensuite 500 ans de trempette régénératrice en mer d’Iroise.
    Cordialement Lomalenver

  8. Enfin……. Il est temps. Mais il faudrait que l ensemble et non pas seulement dans l agro-alimentaire des Pme/pmi se mettent en marche…… Il faut uneforce, linguistique, culturelle, économique, pour aller dans le même sens.

  9. Enfin!!! la France n’est certainement pas l’avenir pour la Bretagne. Pour nous en Ecosse l’Angleterre n’es pas l’avenir du pays c’est pour cela que nous faisons du Made in Scotland et non pas du Made in England or GB, nous ne pouvons compter que sur nous même pour peser a l’international (au moins économiquement pour commencer)…

  10. Si, bien évidement, je suis d’accord avec l’idée de se passer de la France, je me pose une autre question : le modèle agro-alimentaire défendu par Alain Glon n’est-il pas mort ?
    Ce modèle a répondu à des besoins de reconstruction qui n’existent plus.
    De même qu’aujourd’hui on abat des barres d’immeubles devenues invivables, ne serait-il pas temps de détruire ce modèle agro-alimentaire ultra-productiviste au profit d’un modèle privilégiant la qualité et le respect de la Terre et de l’Eau ?

  11. Pour une fois qu’un grand patron l’ouvre! Le marché, c’est l’Europe voire le Monde, pas la France dirigiste et toute petite. Si les Français savaient construire le succès, ils ne passeraient pas leur temps à lorgner sur les réussites allemandes (2 fois moins de chômeurs ici…)

  12. Très intéressant comme article ..sourire …
    merci pour cette info réjouissante qui laisse présager qu’ un à venir se prépare … et que nous sommes beaucoup nombreu’ses)x à le vouloir qu’on le suppose !
    Bonne soirée
    Odile G

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