Communiqué de Presse de Corsica Libera

Nous sommes présents aujourd’hui pour dénoncer des faits d’une extrême gravité qui concernent l’un de nos prisonniers incarcéré à la maison d’arrêt de la Santé à Paris. Jean-Marie Pittiloni, âgé de 25 ans, père d’une petite fille de 7 ans a été condamné au mois de juin dernier à une peine de 12 ans de détention, pour des actes de résistance, revendiqués par le FLNC. Il est incarcéré en région parisienne depuis maintenant 4 ans.

Depuis quelques semaines, Jean-Marie Pittiloni a été injustement désigné par ses codétenus comme « une balance de la direction », à la suite de fausses rumeurs et de plusieurs quiproquos. La rumeur s’amplifiant, des détenus de droit commun sont passés à l’acte en agressant physiquement notre prisonnier, à 6 contre 1. Ils l’ont laissé par terre en sang.

Jean-Marie Pittiloni, fidèle à son comportement habituel et à sa mentalité, n’a pas dénoncé ses agresseurs.

La situation semblait se calmer quand la direction de la prison, après avoir mené sa propre enquête, a décidé de faire intervenir les ERIS (forces d’intervention internes de la pénitentiaire) pour faire transférer en pleine nuit, avec fracas, les agresseurs supposés de Jean-Marie Pittiloni. À la suite de ce transfert retentissant, l’ensemble des détenus de la maison d’arrêt de la Santé s’est retourné contre notre prisonnier, en l’accusant et le menaçant gravement. Aujourd’hui, Jean-Marie ne sort plus de sa cellule, pour des raisons de sécurité.

Nous affirmons que Jean-Marie Pittiloni s’est toujours montré loyal envers ses idées, que ce soit lors de son arrestation, de son instruction et de son procès. Ùn hà mai messu à palesu à nimu !

Nous mettons en garde les détenus qui ont agressé notre prisonnier et nous leur affirmons que Jean-Marie Pittiloni n’est pas seul.

Nous affirmons que la direction de la prison de la Santé a volontairement laissé se propager de fausses rumeurs à l’encontre de Jean-Marie Pittiloni et a participé à les crédibiliser par ses réactions. Ce n’est pas le fait du hasard mais c’est au contraire une stratégie de l’administration pénitentiaire afin de créer des incidents avec les prisonniers politiques, comme cela se passe actuellement à la prison de Borgu, pour pouvoir s’opposer à leur transfert en Corse. Cette stratégie de tension est inadmissible. Face au danger qu’il court et aux menaces à son encontre, nous exigeons le transfert immédiat de Jean-Marie Pittiloni, dans les heures qui viennent, vers le centre de détention de Borgu, afin d’éviter une nouvelle agression qui pourrait avoir des conséquences bien plus graves.

Nous rappelons que parmi la vingtaine de prisonniers pris en compte par Sulidarità, plus d’un tiers est toujours incarcéré en France, nous exigeons également leur retour dans les plus bref délais.

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