Notre-Dame-des-Landes : prise de position (enfin) claire des jeunes udébistes !

Selon la première page du site de l’UDBy, les jeunes militants du parti britto-socialiste régionaliste, et seulement eux, ont enfin réussi à se mettre d’accord sur la position à prendre vis-à-vis de l’Ayraultport de Notre-Dames-des-Landes … Les autres militants entretenant avec sage et science le flou politico-artistique, permettant à l’UDB « historique » de ne pas avoir à se prononcer…

Le congrès de l’Union Démocratique bretonne a confirmé la libre position des militants au sujet du projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes du fait qu’aucune majorité ne se dégage. L’UDB Jeunes a donc décidé d’adopter une position claire à ce sujet et de la faire connaître. La majorité de nos adhérents s’étant opposée à ce projet , l’UDB Jeunes prend désormais position contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

L’UDBy entend les arguments des partisans de la construction de l’aéroport. Ce nouvel aéroport, associé à celui de Brest et celui de Dinard pour la maintenance, permettrait de fermer progressivement toutes les autres plate-formes aéroportuaires en Bretagne. Le « sacrifice » des terres agricoles concernées (qui, rappelons-le, n’auraient sans doute pas été préservées de la périurbanisation sans le projet d’aéroport) serait largement compensé par les bénéfices économiques et écologiques que tirerait la Bretagne de la construction d’un aéroport intercontinental sur son sol : moins de correspondances par Paris pour les vols de longue distance signifierait moins de décollages, donc moins d’émissions de gaz à effet de serre, et un partage de la manne qui accompagne la présence d’un aéroport en terme de retombées commerciales et d’infrastructures. En somme, l’aéroport de Notre-Dame des Landes serait un puissant outil de décentralisation et permettrait de rééquilibrer le transport aérien sur le territoire français (actuellement, l’agrandissement de Roissy est à l’ordre du jour de même qu’un troisième aéroport parisien).

Mais pour aboutir à ces éventuels bénéfices, il faudrait qu’un certain nombre de conditions soient réunies, conditions qui, selon nous, ne sont pas remplies. Premièrement, rien n’assure que l’aéroport servira à des vols intercontinentaux. Si les compagnies de transport aérien ne jugent pas ces lignes suffisamment rentables, il se peut que l’aéroport de Notre-Dame des Landes serve essentiellement à des vols intérieurs à l’hexagone et accroisse ainsi un peu plus la concurrence avec le secteur ferroviaire. D’autre part, la construction d’un nouvel aéroport se justifierait dans le cadre d’un schéma aéroportuaire cohérent à l’échelle bretonne (réclamé depuis 2005 par les élus régionaux de l’UDB, mais non obtenu à ce jour) en se substituant aux nombreux petits aéroports déficitaires qui desservent surtout Paris, celui de Quimper en premier lieu. En l’absence de ce schéma rationnel du transport aérien breton, Notre-Dame des Landes risque de n’être qu’un aéroport de plus dans une Bretagne qui en compte déjà trop. D’autant plus que l’actuel aéroport de Nantes-Bouguenais semble devoir être conservé pour les besoins d’Airbus.

Aujourd’hui, les avantages économiques et écologiques de la construction aéroport supplémentaire sont hypothétiques, basés sur des prévisions et des espérances que les circonstances peuvent fort bien balayer. Les inconvénients, en revanche, seront réels et irréversibles : consommation de terres agricoles, imperméabilisation des sols, destruction d’espaces de biodiversité, sans oublier une dépense conséquente alors même que le rétablissement des comptes publics est une des priorités du gouvernement. Nous estimons que cet argent serait mieux utilisé en construisant ou en ré ouvrant des lignes ferroviaires transversales en Bretagne et des gares dans le Kreizh Breizh, dramatiquement sous-doté en matière de transports en commun terrestres. Or le projet tel quel sert surtout les rêves de métropolisation de l’ancien maire de Nantes et les intérêts de sociétés privées au détriment d’une vision régionale et de service publique.

L’alternative au Grand Paris n’est pas d’en reconstruire un en plus petit à Nantes, mais de bâtir un équilibre territorial reposant sur l’égalité et la solidarité des espaces urbains et ruraux.

Pour finir, l’UDBy condamne le déploiement de plusieurs centaines de gendarmes et CRS à Notre-Dame-des-Landes, signe d’un crispation du pouvoir à l’égard d’une contestation légitime.

Une réponse à “Notre-Dame-des-Landes : prise de position (enfin) claire des jeunes udébistes !

  1. L’UDBy voit presque juste en contre-balançant le pour et le contre, comme nous l’avons fait ici et il y a quelques jours dans notre « Lettre ouverte à Jacques Auxiette ». L’alternative de Pontivy pour la construction d’un Aéroport International serait la piste à suivre, il me semble et cette éventualité semble satisfaire l’ensemble de l’Emsav centriste. L’UDBy choisit ici la presque bonne analyse, ce qui est déjà encourageant pour un parti « breton » collé au jacobin PS comme un bernique. Pression à son extrême-gauche vaguement écolo, le créneau électoral de l’UDB ? A suivre donc, car on ne voit pas l’UDB dans une dynamique de prise en main du dossier mais toujours à son habitude dans le père-la-morale de base.

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